L’église Sainte-Aldegonde de Balâtre

En 2016, c’est pour Élise Delaunois et Christian Frébutte que j’ai réalisé une étude anthropologique sur les squelettes que leur équipe et eux-mêmes ont mis au jour à Balâtre, Jemeppe-sur-Sambre, à proximité de l’église Sainte-Aldegonde.

Voici les résultats publiés :

CAW_24_: Delaunois & Déom, Balâtre Anthropo, p. 285-287

JAW 2016 – poster : étude_anthropologique_des_squelettes_de l’église Sainte Aldegonde de Balâtre

Le cimetière médiéval de Virton

En 2015, j’ai eu l’opportunité d’analyser les restes osseux humains mis au jour lors des fouilles de la Grand Place de Virton pour l’archéologue Denis Henrotay.

Lors de cette étude anthropologique, j’ai eu la chance de repérer une anomalie osseuse plutôt rare et de la publier en détails dans le journal des diplômés de Sheffield, Assemblage. Si le nom de « synostose radio-ulnaire proximale » vous dit quelque chose, c’est que vous l’avez peut-être entendue dans la série tv ‘Bones’.
Voici les résultats publiés :

Le cimetière mérovingien de Saint-Léger

En 2014 et 2016, des sarcophages mérovingiens ont été découverts de manière fortuite à Saint-Léger. J’ai aidé l’archéologue Denis Henrotay lors de la fouille de ces tombes puis j’ai effectué en laboratoire l’analyse anthropologique des squelettes et restes osseux humains préservés.

Voici quelques articles déjà publiés en la matière :

CAW_23_: Henrotay & Déom – St Léger, p._256-258

JAW 2015 – H. Déom, Étude anthropologique – partie Saint-Léger

CAW 25 : Henrotay & Déom – St Léger 2, p. 154-155

Ces documents sont également disponibles sur le site du SPW.

La grotte sépulcrale de Humain, Marche-en-Famenne

À l’occasion de mon stage en 2011 et d’une aide bénévole en 2013 et 2014 auprès de Caroline Polet, à l‘Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique, j’ai participé à l’analyse de plusieurs centaines de dents isolées provenant de la grotte sépulcrale de Humain.  Le but était de compléter les études anthropologiques déjà réalisées sur les restes humains et terminer la publication pour le site.

Voici l’article rédigé par Eugène Warmembol et Caroline Polet avec les résultats : La_grotte_sépulcrale_de_Humain

Pourquoi une cellule ‘Art & Antiquités’ à la police ou Pourquoi préserver le patrimoine ?

Toutes antiquités et œuvres d’art sont des traces de plus en plus rares de la richesse de notre passé. Elles font parties de l’identité de notre civilisation occidentale. Ce sont des traits de notre humanité, bien plus flagrants que les breloques que l’on fait fabriquer aux Asiatiques pour quasi rien et qui encombre nos maisons. Ces biens ne devraient ni être commercialisés, ni permettre l’enrichissement de certains individus, surtout lorsque leurs buts menacent d’autres êtres humains. Maintenir la Cellule « Art & Antiquités » permet d’assurer l’ordre dans ce pays, au moins en partie. De plus, on le sait, voler un objet à quelqu’un laisse une sensation de violation de la personne touchée. Voler un objet d’art ou d’histoire a un impact bien plus grand que de rendre triste les conservateurs de musées ou les curieux du patrimoine ou les amoureux de belles choses. Voler une œuvre d’art ou un artefact impacte sur toute la civilisation concernée. Chacun se trouve touché de près ou de loin, même si notre société actuelle chérit la matérialité et oublie parfois la valeur des choses. Ce type de blessures « psychologiques » paraît peut-être moindre mais c’est ce qui mène notre civilisation à ce qu’on appelle un déclin, ou un désordre. À mon sens, c’est parce que beaucoup de gens ne savent pas vraiment qui ils sont, d’où ils viennent et pourquoi ils sont sur terre, que des dérives sont constatées à travers le monde (agressions, vols, meurtres, etc.). Ces personnes n’ont pas donné de sens particulier à leur vie, ou ont choisi un sens qui ne respecte pas l’humanité. C’est pourquoi je pense que la police joue un rôle important dans la protection de ces biens, pour préserver les traces qui nous permettent de montrer le vrai sens de la vie à chaque être humain.

Pourquoi l’anthropologie physique ou l’archéologie ?

Ce sont les mêmes questions que « À quoi ça sert l’histoire et le patrimoine ? » … La réponse la plus simple est « à rien », et c’est vrai d’une certaine façon !

Voici mon point de vue :

La société actuelle repose principalement sur des jobs « utiles » à faire de l’argent, le but étant de subvenir à nos besoins et autres. La place de l’anthropologie physique et de la recherche en la matière, dans ce système, se trouve généralement labellisée « autre » (quand cette catégorie existe). Cependant, il y a une donnée importante à prendre en compte dans tout ça. Il s’agit du fait indéniable que, psychologiquement parlant, tout être humain a besoin de savoir d’où il vient ; l’étendue de ce besoin dépend d’une personne à l’autre, bien entendu.

Pour certains d’entre nous, cela se traduit par un intérêt prononcé pour la paléoanthropologie (les différents homo desquels on serait plus ou moins descendants) et/ou les sciences du vivant (des cellules d’origine, des dinosaures et autres animaux des débuts de la vie sur terre). Pour d’autres, c’est la recherche de l’identité de parents, ou encore la tentative de se relier à des civilisations passées qui le montre. Peu importe qui on est… Savoir d’où on vient, c’est une chose indispensable pour se construire !

En faisant avancer la recherche en anthropologie physique, on fait plus que mieux connaître les populations anciennes à partir de leur squelettes, on cherche à mieux connaître les sociétés qui nous ont précédées, qui nous permettent de nous construire une identité, une culture au présent, et qui nous mènent vers le futur.

Les sépultures collectives du Néolithique Final en Belgique

J’ai rédigé un poster pour présenter le mémoire que j’ai réalisé en Belgique (UCL) sur les sépultures collectives du Néolithique Final. Il a été affiché à l’assemblée général de BABAO à Canterbury en 2016. Le voici :